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#PLIB2018 – Interview auteurs : Jean Vigne auteur de Givre, kill them all aux éditions du Petit Caveau

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ITW Auteurs PLIB

 

Bonjour,
Je viens vous présenter aujourd’hui l’un des auteurs qui figurent parmi les 86 titres proposés par les blogueurs pour le Prix littéraire de l’Imaginaire 2018. #PLIB2018

Il s’agit de Jean Vigne.

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Commençons par une bio succincte :

Né en août 1966, Jean Vigne est un écrivain français vivant actuellement en Isère. Il aime côtoyer différents genres, du thriller au fantastique, en passant par la fantasy, l’anticipation ou l’urban fantasy. Il est l’auteur d’une quinzaine de romans publiés et plusieurs autres écrits.

Vous avez sûrement dû le croiser si vous avez déjà visité des salons comme « Le salon du livre Paris », « les Imaginales », « Fantasy en Beaujolais », « le salon du livre de Colmar », « les Haliennales » etc…

C’est un auteur facile d’accès et plein d’humour que j’ai rencontré pour la première fois en 2015 au salon du livre de Paris. Je ne connaissais pas encore sa plume, mais il a su me donner envie de me plonger dans ses récits et c’est ainsi que je l’ai découvert.

Maintenant à vous de le découvrir à travers ce petit interview.


Questions :

Jean Vigne:Tout d’abord, un petit bonjour à toutes et à tous (pour reprendre une formulation devenue célèbre ^^).

J’écris depuis l’année 2000, facile à retenir. J’ai donc commencé sur le tard, à 34 ans (ce qui peut donner pas mal d’espoir à nombre de futurs auteur(e)s à venir, il n’est jamais trop tard pour débuter).

N.A: Pourquoi cette vocation ?

J.V:Deux éléments ont contribué au lancement de ma carrière d’auteur.

Le premier, j’ai toujours été attiré par le domaine artistique. Ainsi, durant des décennies, j’ai pratiqué la musique (en tant que compositeur), mais aussi le dessin (on pouvait découvrir quelques-unes de mes œuvres dans Jeïs Le chemin de la liberté édité aux éditions du Petit Caveau, malheureusement, ce livre n’est aujourd’hui plus distribué). Mais voilà, la vie familiale et le manque de temps m’ont poussé à cesser ces deux activités. Un vide s’est alors installé en moi.

C’est à ce moment précis qu’un deuxième élément s’est invité dans la danse. Année 2 000, je tombe sur un livre édité par une toute jeune maison d’édition de l’époque, Bragelonne. Un livre nommé Légende de David Gemmell. Grand fan des univers fantasy, mais aussi de jeux de rôles (nul n’est parfait ^^ ), je me suis alors lancé dans l’écriture d’un cycle de fantasy. Mes toutes premières lignes d’écrivain.

N.A: Que vous apporte l’écriture ?

J.V:Beaucoup en fait. L’écriture, c’est pour l’auteur le voyage à moindre frais, sa capacité à développer son imaginaire, à le formaliser. C’est aussi transmettre une partie de soi aux autres, offrir sa vision du monde, se questionner et questionner autrui. C’est surtout faire de belles rencontres, en particulier sur les salons du livre. Mais ne nous y trompons pas, l’écriture est exigeante. Elle demande pas mal d’abnégation, de la patience, de la persévérance, et parfois, la récompense n’est pas au niveau de l’investissement. Il arrive à quantité d’auteurs de recevoir des revers cuisants. Il faut savoir accepter les refus des éditeurs, les retours parfois négatifs de lecteurs, tout comme les critiques quelques fois acerbes des chroniqueur(se)s ^^. Si l’on n’est pas prêt et solide dans sa tête, l’écriture peut s’avérer ravageuse.

N.A: Quels sont vos auteurs de références ? Si vous pouviez n’en rencontrer qu’un, qui choisiriez-vous et pourquoi ? (vivant ou non)

J.V:Michael Moorcock et son cycle d’Elric, Frank Herbert et son cycle de Dune, bien entendu Stephen King, mais si je devais en choisir un, je dirais G R.R. Martin pour son cycle Le Trône de Fer. Pourquoi ? Car je trouve l’adaptation télévisuelle admirable pour ma part (même si la série diverge des livres, ce qui personnellement ne me choque nullement). Cela doit représenter une immense joie et une consécration de voir son monde ainsi prendre forme sous ses yeux. J’aurais pu parler de Tolkien et de son Seigneur des anneaux, mais ce dernier n’a pas eu la chance de voir l’adaptation remarquable de Peter Jackson, avouons-le, c’est dommage. Bon, je n’en ai pas choisi qu’un, désolé pour la consigne ^^.

N.A: Quelles sont vos autres sources d’inspiration ? (film, jeux vidéo, musique…) J’ai vu que vous étiez un fan de comics et de romans noirs, cela a-t-il eu un impact sur votre écriture ?

J.V:Mes sources d’inspirations ? Difficile à dire. Oui, le cinéma (grande part dans ma vie) comme les séries aujourd’hui, a sans doute contribué à forger cet imaginaire ancré en moi. Les comics, les Fleuve Noir à l’époque, le jeu de rôle, les jeux vidéo, la musique, c’est un tout. Maintenant, mes sources d’inspiration proviennent surtout de la vie elle-même, ce qu’elle vous offre, les moments particuliers croisés, les rencontre avec certaines personnes, les évènements plus ou moins troubles véhiculés par les médias, une simple histoire au détour d’un repas entre amis, un rêve. Tout est propice à l’aventure…

N.A: Faites-vous partie de ces auteurs qui créent leur plan de A à Z et s’y tiennent ou de ceux plus souples qui se laissent porter par leur scénario ? Pourquoi à votre avis ?

J.V:Jardinier ou architecte. Je suis clairement un jardinier. Aucun plan chez moi, sinon parfois la moitié d’une feuille A4. J’aime laisser mes personnages vivre et me conduire sur des terrains que je ne soupçonnais même pas, au début de l’écriture du roman. Même si je connais la fin du roman (ce qui n’est pas toujours le cas), elle est susceptible de changer au cours de l’écriture. Quoi de plus ennuyeux pour moi que de retranscrire un plan déjà établi sans en changer une ligne. Mais ne nous y trompons pas, la rigueur est de mise même pour le jardinier. Une fois l’œuvre écrite (toujours du début à la fin pour ma part), il vous faut vous assurer de la cohérence de l’ensemble, rajouter ou enlever si nécessaire. Ainsi, pour Holomorphose, il s’agissait d’une trilogie au départ entièrement écrite. Après lecture par une bêta-lectrice ainsi que mon éditeur (Les éditions du Chat Noir), le retour a été sans appel, le tome central, trop long, trop lent. J’ai donc sacrifié des personnages, un pan de l’histoire, 500 000 signes environ pour transformer la trilogie en diptyque. Aujourd’hui, je suis très fier du résultat, mais à l’époque, cela m’a beaucoup coûté (imaginez, plus de deux mois d’écriture mis à la poubelle et, surtout, un personnage principal que j’adore, entièrement rayé de la carte). C’est le prix à payer parfois…

N.A: Votre premier manuscrit a été édité chez Chloé des Lys en 2005. Quel en était le sujet ?

J.V:Pensées Noires. Un thriller d’anticipation. Belle histoire même si aujourd’hui, logiquement, je reprendrais le manuscrit de fond en comble. Il s’agit de l’histoire d’un policier sur Grenoble qui reçoit l’étrange capacité de voir qui va bientôt mourir (les personnes sur le point de mourir lui apparaissent à l’image de morts-vivants). Cela ne vous rappelle-t-il pas le thème de certaines séries ? Malheureusement, je n’en suis pas l’auteur ^^.

N.A: Avez-vous eu des difficultés à le faire éditer ?

J.V:Oui et non. Imaginez, à l’époque, c’est le début d’Internet. Certes, Google et les forums sont présents, mais nombres de maisons d’édition n’existent pas (je parle en particulier de toutes ces maisons de taille plus modeste que l’on peut croiser sur les salons du livre), l’impression à la demande en est à son balbutiement. Amazon Kindle et consœurs, c’est quoi ? Bref, il fallait encore envoyer par la poste son manuscrit et donc l’imprimer en X exemplaires. C’était l’époque aussi où les maisons à compte d’auteur pullulaient (arnaque, ne l’oubliez pas). Heureusement, une petite maison d’édition belge existait depuis 1999, en avance sur son temps si l’on considère son mode de fonctionnement repris par pas mal de maisons d’édition de nos jours. Mais je collectionne effectivement les nombreuses lettres de refus des grandes maisons d’édition, conservées précieusement dans un cahier du souvenir ^^. N’est-ce pas Stephen King qui avait clouté toutes ses lettres de refus sur l’une des poutres, dans sa chambre, et qui, par la force des choses, avait dû changer de clou tant les lettres de refus s’accumulaient ? Et puis, un dénommé Brian de Palma a choisi de tourner un certain Carrie au bal du diable, petit livre sorti dans une petite maison d’édition de l’époque. Depuis, on connait la suite…

N.A: Aviez-vous une idée de la ME que vous souhaiteriez pouvoir intégrer ? Pourquoi ?

J.V:Bon, sans être langue de bois, tout auteur(e)s aimerait intégrer une grande maison d’édition. Pourquoi ? La raison en est malheureusement simple : les moyens financiers, le nerf de la guerre. Plus la maison est grande, plus votre chance d’être visible, bien exposé dans les librairies, mais aussi dans les médias, sera importante. Après, côté cœur, j’aime beaucoup Mnemos et Actu-SF, alors, qui sait un jour peut-être. Il n’en reste pas moins que je suis particulièrement attaché à mes trois maisons d’édition du moment. Toutes donnent le maximum pour sortir la tête de l’eau, pour grandir, pour percer dans un monde compliqué et, il faut l’avouer, bouché, chacune à la mesure de leurs moyens. Une petite confidence entre nous, je pense que d’ici quelques années, le Chat Noir deviendra panthère, nous en reparlerons 😉

N.A: Avec le recul, les retours reçus sur ce premier roman, l’écririez-vous à nouveau de la même façon ou y apporteriez-vous des modifications ? Lesquelles ? (Scénario, personnages, décor…)

J.V:On parle donc de Pensées Noires. Comme je l’ai dit, je le réécrirai à 100% (90, disons pour être honnête). Mais c’est le cas de nombre de mes romans, en fonction des retours reçus. L’écriture chez un auteur(e)s évolue tout au long de sa vie. Sa manière de construire son histoire, les enjeux, sa vision du monde, sa manière d’appréhender les situations. Moi-même, j’ai pas mal changé en 18 ans. En mieux ? Pas sûr ^^.

N.A: Vos personnages possèdent-ils une once de leur créateur en eux ? Un trait de caractère ? Une qualité ? Un défaut ? Lesquels et pourquoi justement cette partie de vous ?

J.V:Tous mes personnages sont moi. Ils sont le reflet d’une partie de ma conscience et, surtout, de mon inconscient. Des meilleurs aux pires. Ce que j’aurais désiré être ou redouté de devenir. Un assemblage subtil et hasardeux avec d’autres identités, des personnes de mon entourage, des femmes et des hommes rencontrés ici et là. Pour être franc, je pense que je suis l’antithèse d’Alonzo. Un personnage bourru, fonceur, ayant une vie assez linéaire de l’existence, ne se posant que peu de questions et, ainsi, ne cessant d’avancer sans jamais s’arrêter ni douter. Contrairement à l’image que je renvoie, je suis un peu trop dans l’introspection, ce qui finalement me rapproche d’un certain côté d’Ange, l’héroïne torturée de Givre. Le doute m’obsède…

N.A: Vous faites partie des auteurs proposés pour le Prix littéraire de l’Imaginaire 2018 organisé par Booktubers App avec ce titre :

Givre, Kill them all aux éditions du Petit Caveau.

#ISBN: 9782373420418

division-givre,-tome-1---kill-them-all-966238-264-432Que pourriez-vous nous dire en quelques mots pour nous donner envie de le mettre en avant ?

J.V:Tout d’abord, un grand merci pour ce choix qui, je dois l’avouer, m’a surpris tant les œuvres proposées en parallèle de Givre sont de grandes qualités. Je suis, par ce roman, sorti un peu des sentiers battus (en tout cas, des miens) pour revenir à une héroïne plus adulte, tout comme le fond du roman. Des enjeux matures, loin des traditionnels « clichés » proposés dans pas mal de romans Young Adult actuels (et dont j’abuse moi aussi, je l’avoue sans mal). Je voulais quelque chose de brut dans la forme, plus sanglant aussi sans tomber dans l’outrance de la violence gratuite. Et, dernier critère, je tenais à placer une héroïne à la tête de ce roman, mais aussi de mettre en avant la femme en générale qui, dans le monde d’aujourd’hui, doit encore malheureusement se battre pour affirmer toute sa place. Mais, car Jean Vigne reste Jean Vigne, la suite (2 autres livres) promettra son lot de surprises avec des personnages hauts en couleur, tout comme dans ce premier tome.

N.A: Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de ce scénario et surtout de ce personnage torturé d’Ange ? Elle est à la fois forte et fragile et au vu de son passif la police n’est-elle pas une manière d’exorciser ses démons au risque de les voir s’échapper dans la violence ? Surtout lorsque l’on découvre les êtres qu’elle va devoir combattre dans ce premier tome.

J.V:Je serais tenté de faire un brin d’humour en disant que le personnage d’Ange m’est tombé du ciel… Ce qui est un peu le cas. Je ne sais pas, elle m’est apparu comme ça, son image, sa façon d’être, son caractère, ce besoin de paraître dure pour masquer ses fragilités et se protéger des autres. Un être torturé est toujours plus plaisant à raconter qu’un personnage lisse et sans relief. Il offre des aspérités sur lesquelles ont peu s’accrocher, développer, ce qui, au final, les rend plus humains, car plus proche de nous et de ce que nous sommes réellement.

N.A: Vous travaillez en majorité avec trois maisons d’édition qui sont : Rebelle éditions, au petit caveau et au chat noir. Quels sont les éléments qui font que vos futurs romans vont aller chez l’un ou chez l’autre ? Un choix personnel ou éditorial de la ME ?

J.V:Mes choix éditoriaux (et donc, la maison d’édition) se font effectivement en fonction du style du roman. Le Petit Caveau, naturellement, le vampirique va tomber dedans. L’Urban Fantasy et le fantastique, c’est pour le Chat Noir. La jeunesse aussi dans leur nouvelle collection, les Chatons hantés. Quant à Rebelle, ils ont le droit au Thriller et je dirais aux manuscrits hors catégorie comme mon nouveau roman, un Thriller mais aussi une uchronie avec un énorme cliffhanger. Surprise garantie.

N.A: La plupart de vos romans contiennent une part de sombre, de glauque même parfois qui semble, de primes abords, vous classer parmi des auteurs aux récits durs. Par lequel de vos romans conseilleriez-vous de débuter la lecture pour découvrir votre univers sans apeurer les lecteurs plus classiques ?
Jeïs et le chemin de la lumière pour son côté fantasy ?

Jeis

J.V:
Note : j’ai placé la nouvelle couverture de ce roman.

Comme je l’ai déjà dit, ce roman n’est actuellement plus distribué. En cause, un problème éditorial.

Donc, je conseillerais mes romans au Chat Noir, ou encore ma nouveauté chez Rebelle.

 

N.A: Vos romans suspens en territoire breton comme Le Fantôme de Belle-Île ou Tempête rousse en Morbihan ? Leur côté fantastique va très bien avec cette région emplie de contes et légendes surprenants.

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J.V:Il faut commencer par Opération Menhir, vraiment le début de l’aventure pour Sylvie et Amanda. Si vous aimez la Bretagne, le suspense sans tomber dans le thriller, l’humour et l’amour, ces romans sont faits pour vous. Des romans sans prise de tête, parfait pour les vacances.

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N.A: Ou un tout autre que je n’ai pas mentionné ?

J.V:Au Chat Noir, Holomorphose, loin d’être aussi noir que Givre. Chez Rebelle, Tenebris Lupus pour les personnes qui aiment le thriller. Ou encore, un Ticket pour l’Enfer, par exemple, toujours chez Rebelle édition.

 

N.A: Si vous étiez vous-même jurés du #PLIB, quels sont les titres que vous souhaiteriez voir arriver dans les 7 finalistes ? Pourquoi ?

J.V:À part moi ^^ ?
Très honnêtement, difficile de faire un choix objectif quand on n’a pas lu l’intégralité des ouvrages proposés (ce qui est très loin d’être mon cas). Disons que j’ai lu le précédent roman de Jean-Laurent Del Socorro (Royaume de vent et de colères), j’avais adoré. Sinon, j’ai lu Effroyable Porcelaine de Vincent Tassy, magnifique écriture, même pour de la jeunesse. Pour terminer une petite sélection, je parlerais de Lake éphemeral d’Anya Allyn. Je ne l’ai pas lu, mais ma femme, oui. Elle m’en a fait un tel retour dithyrambique, impossible de ne pas sortir ce roman du lot.

 

N.A: Quels sont éventuellement les romans sortis en 2017, que vous avez aimés et que vous auriez voulu voir apparaître dans ces propositions ?

J.V:Je vais vous étonner, mais actuellement, je suis dans le rattrapage de vieux titre. Pour commencer, la série Le sorceleur (après avoir joué à l’excellent jeu vidéo, The Witcher 3, je ne pouvais que lire cette série). Note, là aussi, j’aimerais un jour voir un de mes livres subir une telle adaptation. Donc, pas de titre 2017 dans ma besace pour le moment.

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N.A: Quels sont vos projets d’écriture dans l’avenir ?

J.V:Arf.  Je cherche en priorité des éditeurs pour 5 nouveaux romans à peine terminés. J’ai, sinon, en cours une nouvelle série Médiéval Fantasy (j’ai écrit le premier tome). Je vais sans doute me faire charrier, ayant annoncé le torse bombé dans une vidéo d’Actu-SF qu’à partir d’aujourd’hui, je n’écrirai plus que des one-shot ^^. Deux minutes plus tard, je parlais de Givre et des deux autres romans de la série à venir. Contradiction, quand tu nous tiens. Et sinon, j’ai également deux autres romans en cours, dont un Urban Fantasy. Promis, ce sera un one-shot ^^.

N.A: Vos prochaines sorties 2018 s’annoncent déjà chez vos trois éditeurs fétiches, acceptez-vous de nous en toucher deux mots ?

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J.V: Lourde tâche (difficile pour moi de parler de mes propres romans ^^).

L’ombre de l’Ankou possède une étrange histoire. Alors sur le salon du Vampire, à Lyon, en compagnie de Vincent Tassy, ce dernier m’a parlé de son nouveau-né, Effroyable Porcelaine, justement choisi dans votre sélection. Je lui ai avoué avoir été impressionné et quelque peu surpris de le voir capable d’écrire pour la jeunesse, après l’écriture d’une œuvre comme Apostasie. Il m’a alors répondu avoir apprécié cette expérience et m’a dit : et pourquoi n’essayerais-tu pas ? De là est né l’Ombre de l’Ankou. Un roman pour les 9-99 ans, qui mêle les paysages sauvages et magnifiques de la Bretagne, une histoire sombre autour de cette figure de légende qu’est l’Ankou, mais aussi beaucoup d’humour avec une jeune fille, Lotie, au tempérament volontaire et à la réflexion piquante.

Givre : Le cardinal. Le monde d’Ange a bien changé. Elle a changé. Plus rien ne sera pareil pour elle, entourée d’Erika, princesse mordante et dangereuse, qui tient en son pouvoir la vie d’Auguste. Mais ce ne sont pas les seuls protagonistes d’une suite mouvementée. Les Kirā kage, des tueuses japonaises à la traque. Et surtout, que penser du Cardinal dont le retour n’annonce rien de bon en cette trouble période. Des heures sombres s’annoncent sur Paris… et je vous promets, ce n’est qu’un début ^^

Tenebris Lupus est un roman que j’ai porté à bout de bras, remodelé maintes fois, mais dont je tenais absolument à le voir publié. Pourquoi ? Car l’histoire me paraît rare, intéressante pour ne pas dire passionnante. Alexandra n’est pas une jeune femme comme les autres. On pourrait le croire pourtant, perdue dans un coin reculé de la Bretagne, dans son travail sans intérêt, dans une famille où règne l’ennui. Et pourtant, un jour, un évènement particulier va la pousser à sortir de cette existence monotone. Un moment unique, une découverte, celle de son secret enfoui depuis des décennies. Un secret qui peut faire basculer le monde et qui, à jamais, changera le cours de sa vie. Je vous le dis, c’est énorme ^^

 

N.A: Enfin, accepteriez-vous de nous faire une petite dédicace pour les membres du jury du #PLIB2018 ?

J.V: À tous les membres du jury du #PLIB2018.

Que vos lendemains de lecture vous portent, vous guident, effacent les moments de doute, vous enchantent. Soyez pour un moment Ange, Néa, Auguste, Alonzo ou Alexandra, vivez pleinement et n’oubliez jamais que le plus important, c’est de profiter de l’existence, de ces moments rares captés dans un livre ou dans une simple conversation entre amis. Je souhaite une longue vie à votre concours, à vos blogs et chroniques, à ce plaisir de lire et de partager. N’oubliez jamais, sans vous, nombre d’auteurs resteraient dans l’ombre, alors, merci encore à vous et, j’espère qu’à l’avenir, vous empruntiez mon chemin avec toujours autant de plaisir.

N.A: Je tiens à vous remercier du temps que vous avez consacré à mes questions qui, j’espère, amèneront d’autres jurés à vous découvrir et bien entendu tous lecteurs désireux d’ouvrir sa bibliothèque à un nouvel auteur agréable et talentueux.

J.V :Merci à vous, Nath, c’est toujours une joie d’échanger autour d’une passion commune.

N.A: C’est le moment de vous laisser mais si certains abonnés veulent vous suivre ou en savoir encore plus, je les invite à se rendre :

Sur votre fanpage Facebook : https://www.facebook.com/jeanvignefanpage/

Sur votre site : http://jeanvigne.wixsite.com/jean-vigne-auteur

Et bien évidemment sur les pages de vos maisons d’édition fétiche :
Editions du chat noir : https://www.facebook.com/profile.php?id=213014868726395&ref=br_rs

Editions du petit caveau : https://www.facebook.com/editionsdupetitcaveau/?ref=br_rs

Rebelle édition : https://www.facebook.com/profile.php?id=195864473790413&ref=br_rs

Bonne journée à tous.

Nath Aely

 

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Auteur : Nath Aely

Chroniqueuse littéraire, bibliothécaire bénévole et livrovore passionnée, je dévore plus que je ne lis mes genres favoris comme le steampunk, la fantasy, le jeunesse ou le thriller. Venez frissonner avec moi dans mes lectures et partagez donc les vôtres car je suis aussi curieuse de nature.

10 réflexions sur “#PLIB2018 – Interview auteurs : Jean Vigne auteur de Givre, kill them all aux éditions du Petit Caveau

  1. Oh, super intéressant ! Merci 🙂 ! C’est un auteur que j’ai décidé de suivre depuis la lecture de Néachronical, qui m’a laissé un très bon souvenir 😉

    Aimé par 1 personne

  2. Coucou, merci beaucoup à tous les 2 pour cette interview. En tout cas, j’ai vraiment hâte de pouvoir me plonger dans ses récits dont je n’entend que du bien. Bonne journée!!!

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    • Alors n’hésite pas. Ma maman vient de finir Tenebris lupus et a apprécié. Elle m’a juste conseillé de bien être concentrée pour ma lecture sinon je risque de me perdre avec la trame du temps 🙂

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